Le mental des traders est-il la cause des krachs boursiers ?

Bien souvent, lorsque le cours de la Bourse s’effondre, ce n’est pas à cause des turbulences économiques, mais plutôt de la psychologie des investisseurs, de leur instinct grégaire et de leur peur de perdre de l’argent.

Résumé de l’article du journal « Cerveau et Psycho » N° M07656

Que s’est-il passé le 21 janvier 2008 ?

La Bourse de Francfort a peine ouverte, les cours se sont effondrées alors que la bourse de Wall Street était fermé (jour férié).

  • Une mauvaise conjoncture des Etats-Unis ?
  • La banque centrale des Etats-Unis envisageait-elle d’augmenter son taux directeur ?
  • bref, les experts n’arrivaient pas à identifier les causes.

 

Et si les raisons étaient neuroéconomiques ?

 

Contrôle cérébral des émotions

Diverses études montreraient que les fluctuations de la Bourse s’expliquent avec la neuroscience que l’économie. Les krachs boursiers résulteraient en partie du fonctionnement du cerveau des investisseurs.

La peur du risque et le désir de récompense déterminent le comportement des spéculateurs.

Des chercheurs ont démontré que les neurones du cortex cingulaire antérieur deviennent plus actifs lors d’un gain inattendu, mais que l’activation est encore plus intense quand un gain attendu ne se matérialise pas. Ainsi une perte provoque souvent une émotion plus forte qu’un gain. Ce phénomène expliquerait une tendance curieuse de la Bourse. Ainsi le cours d’une action peut s’effondrer même si l’entreprise annonce des bénéfices considérables : cela se produit si les analystes attendaient des gains plus importants qu’ils ne le sont en réalité.

La peur de perdre de l’argent, ou aversion aux pertes, influe sur la concentration de la dopamine.

Tandis que l’attente d’un gain augmente la quantité de ce neurotransmetteur dans les centres cérébraux de la récompense, la crainte de pertes la fait baisser.

La peur de perdre de l’argent font que les traders perdent de la clairvoyance et se laissent prendre par la panique.

 

 

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